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Infos pratiques

Mairie de La Ville du Diamant

Maire : Gilbert Eustache
Rue Justin Roc
97 223 La Ville du Diamant
Tél. 05 96 76 40 11
Fax. 05 96 76 18 35
Email : Cliquez ici pour nous contacter
Horaires d'ouverture :
lundi et jeudi : 7h30-13h / 15h-18h
Mardi, mercredi, vendredi : 7h30-13h30
Bilan de mi-mandat

Un peu d'histoire et de géographie

Terre aride, mais où y poussent racines et coton et eaux fertiles gorgées de poissons ont attirées dans cette partie de l’île, Amérindiens, Arawacks puis Caraïbes dès le IIIème siècle après Jésus-Christ. En attestent encore aujourd’hui, de nombreux ustensiles de céramique et de terre cuite, découverts à l’ouest de la ville, vestiges de ce passé précolombien.

Les premiers colons, quant à eux, s’installèrent dans cette région aux environs de 1650, attirés par la position stratégique qu’offrent le Morne Larcher et Le Rocher, pour la défense de l’île. En 1664, on trouve déjà une ébauche de bourg et quelques habitations sucrières.
Au milieu du 19ème siècle, le Diamant devient Terre d’accueil et voit ainsi s’établir de nombreuses familles d’origine africaine dans le quartier, aujourd’hui dénommée Morne l’Afrique.
En juin 1837, les trois communes voisines: Anses d’Arlet, Sainte-Luce et le Diamant forment la commune du sud. 25 ans plus tard, le 19 mars 1862, le Diamant est finalement érigé en commune par décret impérial.
Le Rocher, joyau des mers très convoité
Le rocher du Diamant a longtemps été considéré d’intérêt secondaire par les différentes puissances colonisatrices (France, Grande-Bretagne et Pays-Bas),qui se disputaient les Antilles durant le XVIIème siècle. Cependant, il joua un rôle stratégique dans le conflit franco-anglais qui ravageaitla Caraïbe à cette époque.
En 1803, après une courte trêve, la guerre entre la France et la Grande-Bretagne reprend dans les colonies. Les anglais décident alors d’occuper l’îlot et de le transformer en forteresse, afin de former un blocus aux portes de la Martinique et repérer de loin tous les navires s’y approchant. Le Rocher devient alors «his majesty’s sloop of war Diamond rock» (navire de guerre de sa majesté, le rocher du Diamant).
Durant 17, mois, la vie à borddu Rocher va s’organiser comme sur un bateau de la Royal Navy. On y creuse une citerne de 40000 litres, les grottes sont transformées en casernes ou magasins, un hôpital est édifié et de nombreux canons sont hissés au plus haut du sommet du Rocher. Afin de mener à bien cette singulière entreprise, les anglais dépensèrent des millions en ravitaillement, fournitures et montage de matériels.
Le 31 mai 1805, sur demande pressante de Napoléon, une escadre composée de 4 bâtiments de guerre et de près de 200 hommes donne l’assaut. Deux jours après, le 2 juin, les anglais, à court de provision, capitulent.
Lors du verdict de la Cour Martiale, le lieutenant britannique, Maurice, à la tête de la garnison fut acquitté. Ce jugement clément, attira la sympathie des Anglais. Ainsi, jusqu’à une époque qui n’est pas si lointaine, les navires de guerre britanniques tiraient des salves d’artillerie en passant à proximité du Rocher, saluant ainsi leur ancien navire de pierre.
Un peu de géographie...
La ville du Diamant est située au sud de la Martinique, sur la côte Caraïbe. Elle est entourée, au nord, par la commune des Trois-îlets, à l’est, par Rivière-Salée, au sud-est, Sainte-Luce et à l’ouest, les Anses d’Arlet.
Elle fait face à l’île anglaise de Sainte-Lucie, à une trentaine de kilomètres de là.
La partie occidentale de la commune est dominée par les pitons basaltiques de la Croix-Diamant (350m) et du Morne-Larcher (477m). Leurs dômes élégants et rapprochés, prolongés par le Morne-Clochette (321m) et la roche Genty (404m), avec entre eux, la dépression de la ravine du quartier Anse-Caffard, font apparaître, un profil d’une «femme couchée».