La conjoncture actuelle de la société a rendu les investisseurs légèrement frileux. Ils souhaitent ainsi se réfugier derrière des valeurs sûres comme l’or et plus particulièrement le diamant. De récentes statistiques montrent que la demande grandit favorisant l’inflation des prix. Ce phénomène est également renforcé puisque certaines tailles restent assez rares.
Le Centre Mondial du Diamant d’Anvers (AWDC) a demandé au cabinet Bain et Company de réaliser une étude. Cette dernière révèle une augmentation de 6% de la demande chaque année jusqu’en 2020. A contrario, le pourcentage de l’offre est beaucoup plus faible et se situe aux alentours de 2.8%. La plus forte demande provient de l’Inde et de la Chine, elle pourrait atteindre 30% du marché d’ici huit ans. Ces deux pays se révèlent être de plus en plus consommatrices de produits répertoriés dans le secteur du luxe.
La hausse des prix est favorisée par un phénomène où la demande est beaucoup plus forte que l’offre. Treize mines ont récemment ouvert dans le monde, pourtant, la production stagne. Le marché du diamant s’envole, notamment celui concernant les tailles importantes de plus de deux carats. Ces dernières sont relativement rares, ce qui renforce davantage l’augmentation des prix de cette pierre précieuse. L’offre risque de diminuer dans les années à venir à cause de l’épuisement des mines. Le leader du secteur, De Beers a confié que ses exploitations atteindront leur maximum à la fin de l’année.
Depuis les années 60, cette production concernait très peu d’intervenants (Russie, Australie, Afrique, Canada). La somme totale investie a atteint en 2012, 133 millions de carats. L’étude réalisée par le cabinet estime une augmentation d’une quarantaine de millions de carats d’ici 2020.
Le diamant demande un investissement assez important, la production est couteuse notamment avec l’étape de l’extraction. Il faut également un réel budget pour engager la découverte de nouveaux gisements. Certains miniers souhaitent ainsi limiter ce type d’activité comme BHP Billiton. Ce dernier a décidé de céder son gisement présent au Canada, son principal concurrent, Rio Tinto le rejoint sur cette démarche. Face à ce coût, certains miniers misent sur le diamant de synthèse. Il a l’avantage de reproduire exactement le visuel, mais avec un prix beaucoup moins élevé.

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