Saviez-vous que le diamant est un minéral si ancien que pour la plupart, leur âge varie entre 1 et 3,3 milliards d’années ?
C’est donc il y a entre 1 à 4 milliards d’années que la lente formation du diamant commence sous le manteau terrestre.
Pour que le carbone devienne du diamant, il faut que les conditions de pression et de température soient très élevées. Entre 45 et 60 kilobar, et entre 900°C et 1300°Celsius.
Mais il faut également de grandes profondeurs souterraines, entre 150 et 200 kilomètres en moyenne. Cependant, l’analyse de certaines inclusions a prouvé que parfois les profondeurs peuvent atteindre 400 kilomètres, et, dans des cas exceptionnels près de 3000 kilomètres.

Ainsi cette magnifique pierre que vous contemplez peut être âgée de plus de 3 milliards d’années et avoir voyagé des centaines de kilomètres. Vertigineux !
Il faut donc de multiples concours de circonstances pour que l’acheminement des diamants vers la surface de la Terre se produise. Ce qui explique pourquoi les gisements diamantifères se retrouvent à la surface des plus anciens continents. On parle alors de cratons archéens, dont l’âge est supérieur à 2,5 milliards d’années.
Des cheminées ouvertes sous certains fleuves il y a quelques dizaines de millions d’années par les éruptions volcaniques, se sont remplies de kimberlite – une pâte ainsi nommée au XIXe siècle après la ville de Kimberley).

L’érosion fait ensuite son lent travail et entre l’Antiquité, qui atteste des premiers diamants découverts en Inde, et le XVIIIe siècle au Brésil, des diamants remontent à la surface du sol, mêlés à des alluvions.
La kimberlite et la lamproïte, qui sont des roches d’origine ignée, sont appelées roches ascenseur. Elles ne sont pas responsables de la formation du diamant, mais permettent son transport vers la surface.
Les premiers diamants sont donc découverts en Inde, dans les lits de rivières. Ils sont représentés comme étant le fruit des étoiles ou provenir de sources sacrées. Ils voyagent ensuite jusqu’aux cours princières d’Europe par l’intermédiaire de marchands phéniciens, juifs et arabes, où ils commencent à exercer leur fascination.
Depuis la Grèce antique, le diamant est considéré comme indestructible et la vertu d’être un antipoison lui est attribuée. Les rois européens se les procurent donc pour leur rareté mais également pour cette panacée ultime.
Au Moyen Âge et à la Renaissance, il est porté au sommet des couronnes ou en pendentif. Il symbolise alors le troisième œil des mahârâjas ou des rois européens qui le portent.

Puis, les mines d’Inde s’épuisent, la découverte et l’exploration de l’Amérique ouvre alors de nouveaux horizons et la découverte de gisements au Brésil à partir du XVIIIe siècle. Ils alimentent le marché occidental jusqu’à la fin du 19ème siècle, époque de la découverte de gisements sud-africains.

La découverte des roches kimberlites, qui date d’à peine plus d’un siècle a permis de lancer un nouveau type d’exploitation plus rentable : l’exploitation minière, principalement en Afrique du Sud.
Les cratons actuellement connus se situent entre le Canada et l’Arctique, en Amérique du Sud, en Afrique, en Europe du Nord, en Sibérie, en Inde, en Chine et en Australie.
Il existe donc deux types de gisements dont sont extraits les diamants :
Les gisements primaires formées de roches kimberlitiques ou lamproitiques qui acheminent les diamants, et les gisements secondaires formés par l’érosion des cheminées volcaniques et l’altération de la roche kimberlitique, la rendant plus tendre.

Le diamant brut après extraction

Géologie

Le diamant s’est matérialisé dans les profondeurs de la terre (environ 200 km de profondeur), dans des milieux riches en carbone sous des pressions immenses et à des températures considérables (2000 à 2500°C).
De façon plus précise, les cristaux ont été projetés par les éruptions volcaniques et ensuite vont se mélangés à la roche appelé Kimberlite.
On a découvert qu’au fil du temps, une érosion s’est produite, la kimberlite se transforme en une roche plus tendre appelée « yellow ground ». Grace à ce phénomène naturel les diamants se sont détachés de cette roche qui par la suite ont écoulés dans les eaux ruisselantes parfois entrainés jusqu’à la mer.
La découverte du diamant brut entraine différents types d’exploitation selon la nature des gisements.
Il s’agit de déplacer des tonnes de minerai, sable, terre et alluvions en utilisant des machines de terrassement et d’explosifs.

Exploitation

Par la suite le minerai est transporté en usine afin de récupérer le diamant. Le minerai est broyé et filtré afin de récupérer le diamant de son enveloppe terrestre. Puis un lavage est effectué, les excréments sont éliminés ainsi qu’une partie du minerai. La récupération du diamant se fait en plusieurs étapes : les résidus du minerai sont élaborés dans plusieurs machines afin de séparer les cristaux, puis après le diamant est récupéré sur les courroies recouvertes d’une graisse épaisse. Les diamants sont enfin récupérer en raclant ces bandes de matière souple et résistante, et en faisant fondre la graisse.
Après récupération des diamants, il est effectué un triage pour procéder à un classement. Il existe 3 sortes de diamant : le diamant destiné à la joaillerie, le diamant à usage industriel et pour finir le crushing-bort, la plus mauvaise qualité de diamant, utilisé pour le matériel de coupe.

Après l’extraction, les diamants sont triés selon leur destination : le clivage, le sciage, la taille, ou l’industrie pour être vendus par lots. Le diamant industriel est par définition destiné aux usages industriels, bien que depuis quelques années certains créateurs de bijoux en utilisent.
Le diamant de qualité gemme est utilisé en joaillerie et les pierres de plus de 1 carat, sont appelées « stone ». Les stones regroupent différents catégories de pierres : les pierres closed, les pierres spotted, les pierres maclées, les pierres irrégulières, les pierres clivables, les pierres enrobées, les pierres givrées, les pierres laiteuses, les blocks, les plats, les chips, les sands, les common goods et les rejection stones.
Autant de terminologie du diamant qui participe déjà la magie du diamant avant même que le travail de l’homme lui imprime sa marque !

Traitement du diamant

Comme de nombreux autres gemmes, le diamant destiné à être ensuite taillé par la main de l’homme subit quelques améliorations pour modifier l’apparence de la gemme. Ces traitements intéressent deux points : améliorer la pureté et changer la couleur.

Pour améliorer la pureté, le diamant brut peut recevoir deux traitements :

le traitement au laser, si le diamant contient des inclusions pénalisantes importantes que le laser désintègre. La gemme devient alors blanche ou plus claire.
Ou le traitement par remplissage de fractures, également connu sous le nom de « traitement Yehuda », du nom de son inventeur Zvi Yehuda.

Il s’adresse plus particulièrement à des diamants présentant des fêlures ou clivages sur la surface de la pierre. On introduit à l’intérieur de ces clivages un matériau qui a pour effet d’en atténuer l’apparence. Pour changer la couleur des diamants, l’irradiation, parfois suivie d’un chauffage contrôlé, est une pratique courante qui donne au diamant une couleur permanente. Il est important de savoir que le «  »coating » » qui recouvre le diamant d’une couche colorée, est un traitement frauduleux qui doit toujours être mentionné.