Le diamant

Diamant. La seule évocation du mot fait surgir des profondeurs de l’inconscient les multiples facettes qui lui sont attachées.
Mais saviez-vous que l’origine du mot diamant, du grec adamas, invincible et indomptable, est liée à sa très grande dureté ?
Si dur qu’il est le seul à rayer toutes les autres pierres, y compris les autres diamants.

le diamant Indomptable

De sa dureté lui vient donc cette réputation d’être impérissable.

Éternel finira par dire l’adage populaire. Posez la question du cadeau symbolisant l’éternité, il vous sera répondu « Les diamants sont éternels ».
Tout comme les passions humaines dont il est le plus convoité des ambassadeurs, depuis la nuit des temps et dans de nombreuses civilisations.
Issu des entrailles de la terre, le carbone pur qui compose le diamant s’est lentement transformé en un cristal parfait.

D’une palette infinie de nuances, le diamant s’orne souvent d’une variété d’inclusions toutes aussi infinies. Elles sont la mémoire du cristal. Elles en font ses caractéristiques physiques, uniques, répertoriées et quantifiées. Mais cette magie que nous attachons au diamant vient d’ailleurs. Elle vient du génie du travail de l’homme.

Depuis le XVIIe siècle, le diamantaire transforme, par la taille, le cristal naturel le plus dur en une pierre précieuse sans aucune rivale.
C’est ce cadeau de l’homme à la pierre, et lui seul, qui fait jaillir du diamant ses feux envoûtants. Quelles que soient la couleur et la pureté de la matière, le diamant n’est beau que bien taillé.
Autrefois symbole du pouvoir des seuls rois, puis gage d’amour et de fidélité éternelle entre époux, le diamant est aujourd’hui le fruit d’un immense effort industriel auquel tout un chacun peut accéder, s’il en connait le chemin.Vous avez trouvé le vôtre pour arriver jusqu’ici.

Du carbone. Rien que du carbone… et quelques impuretés. C’est en 1793 que Lavoisier découvre la composition du diamant.

Une forme cristalline carbone

Le diamant est en effet uniquement composé de l’élément carbone C, avec parfois des traces d’azote (jusqu’à 0,20%) et quelques autres impuretés.
Mais il diffère des autres formes de carbone, comme le graphite ou les nanotubes, par sa structure cristalline.
C’est quelques années plus tard qu’un Britannique, Smithson Tennant, établit définitivement la composition en carbone pur. En 1797, il démontre qu’en brûlant entièrement, un diamant dégage un poids en gaz carbonique égal à celui du diamant initial.

Puis, vers 1915, René-Just Haüy et William Henry Bragg réussissent à représenter la structure des cristaux de diamant, expliquant ainsi son exceptionnelle solidité.
Dès le 19ème siècle, de nombreuses expérimentations ont été tentées pour réaliser la synthèse du diamant. Mais, c’est seulement depuis la seconde moitié du XXe siècle que les progrès réalisés ont permis d’obtenir la cristallisation du diamant. On parle alors de diamant synthétique ou de diamant de culture.
Tandis que l’homme est parvenu à trouver les gisements de diamants nés des tréfonds de la préhistoire de la préhistoire, puis à le synthétiser artificiellement, les profondeurs de la terre ont-elles cessé depuis leur refroidissement il y a trois milliards d’années, d’en fabriquer ?
Les scientifiques sont convaincus qu’il se forme encore continuellement des diamants sous nos pieds et qu’ils feront peut-être surface un jour, au cours d’une éruption volcanique.

En attendant, il nous reste la transmission de ceux que nous contemplons déjà sous les yeux.
Mais comment les regarder, comment en appréhender la valeur et l’unicité ?